Il y a quelques années encore, dans beaucoup de nos Églises, on parlait peu des dons spirituels, du rôle précis des anciens ou de celui des diacres. Le conseil presbytéral faisait un peu tout à la fois : gouverner, organiser, accompagner, gérer, discerner… Mais depuis quelque temps, des formations ont été proposées dans nos Églises sur les dons spirituels, le ministère des anciens et des diacres, la croissance spirituelle des communautés, et la responsabilité des conseillers. Et ce travail commence maintenant à produire des changements concrets dans notre manière d’organiser la vie de l’Église locale. C’est la direction que prend aujourd’hui l’Union. À la suite des décisions du dernier synode, le conseil presbytéral va progressivement laisser la place à deux réalités complémentaires : d’un côté, un conseil d’Église, composé d’anciens, de diacres et parfois d’autres membres élus ou cooptés selon les besoins de la communauté ; de l’autre, un conseil d’anciens, chargé plus particulièrement de la direction spirituelle, du soin pastoral, de la vigilance doctrinale et de l’accompagnement du troupeau.
Tous impliqués
Nous allons dans ce sens parce qu’une Église grandit mieux quand les responsabilités sont mieux reconnues et mieux partagées, quand chacun peut servir selon les dons que Dieu lui donne, quand le service pratique, l’accueil, l’entraide, l’accompagnement spirituel ou l’enseignement ne reposent pas toujours sur les mêmes personnes. Cette évolution touche directement au sacerdoce de tous les croyants. Le Nouveau Testament montre une Église où toute la communauté participe à l’œuvre de Dieu ; pas une Église portée par quelques-uns pendant que les autres ne savent pas comment s’impliquer. Dans certaines de nos communautés, ce mouvement a déjà commencé. Des diacres sont mieux identifiés, des responsables émergent, des membres prennent leur place dans le service, l’accueil ou l’accompagnement.
Vers un fonctionnement plus biblique
Pour transformer l’essai, il est important que chaque Église joue le jeu, et en particulier, ceux qui conduisent nos communautés. Nous avons choisi ensemble d’avancer dans cette direction. Non pas pour suivre une mode, mais parce que nous croyons que cela correspond mieux à notre compréhension biblique de l’Église et à la vocation de nos communautés. Par ce vote, le synode encourage donc les Églises à avancer résolument dans ce sens, tout en respectant le rythme, la taille et la réalité de chacune. Certaines avanceront vite, d’autres auront besoin de plus de temps, de formation et d’accompagnement. Mais ensemble, nous garderons le cap. Nous voulons des Églises où les dons sont reconnus, où les responsables sont formés, et où toute la communauté prend pleinement part à la vie, au témoignage et à la mission de l’Évangile.
La commission permanente










