Un séminaire pour grandir

Samedi 17 janvier, une quarantaine de personnes étaient présentes à La Colline (à Nîmes) pour discuter, réfléchir et prier.

Samedi 17 janvier, une quarantaine de personnes étaient présentes à La Colline (à Nîmes) pour discuter, réfléchir et prier. Des pasteurs, des anciens, des missionnaires et des membres de commission (ou de coordination) de notre union d’Églises (l’Unepref*) s’étaient en effet retrouvés, comme chaque année, pour réfléchir ensemble à un sujet particulier (lié à notre projet d’Églises) et pour préparer le prochain synode. Quelques personnes ont, quant à elles, suivi le séminaire à distance.

Après une introduction et un temps de prière, le pasteur Charles Nicolas a apporté une réflexion sur le thème de la croissance (« Un peuple qui grandit »). S’appuyant sur la discipline de notre union (article 1), il a rappelé que Dieu prend soin de son Église et qu’il veut qu’elle croisse en vue du témoignage. C’est la responsabilité de tous les membres, même si certains sont appelés à exercer un ministère pastoral ou diaconal (ces ministères ayant pour but l’édification de tous et la croissance). Charles a ensuite noté que notre fonctionnement associatif pouvait nous freiner dans notre croissance, voire, parfois même, la stopper. Il a invité les pasteurs à continuer à se mettre d’accord sur la doctrine et sur tous les points essentiels. Il a exhorté les anciens et les diacres à trouver leurs places respectives pour que leur travail soit plus efficace et notamment que les anciens ne perdent pas trop de temps et d’énergie dans les tâches administratives. Il nous a tous invités à nous soumettre pleinement à la parole de Dieu, mais aussi aux décisions des synodes, avec confiance et courage. Il a regretté que notre bonne théologie ne soit pas assez souvent accompagnée par un témoignage simple auprès de nos proches (voisins, collègues de travail, famille…), comme c’est le cas dans les Églises pentecôtistes.

Le reste de la journée, nous avons eu des temps d’échange sur trois sujets, qui seront abordés lors du synode de cette année, notamment la question de notre stratégie d’implantation d’Églises. Lors de cet échange, nous avons, par exemple, reconnu que l’implantation de nouvelles Églises dépendait, bien souvent, de la santé des Églises en place. Les Églises endormies n’implantent pas de nouvelles Églises… Mais nous avons aussi constaté qu’il faut parfois accompagner, avec audace, des appels particuliers et personnels, comme celui de Benoît Engel à Paris, tout en continuant à travailler à la revitalisation des communautés plus anciennes. Nous espérons aussi que l’union nationale saura accompagner et encourager les Églises en bonne santé pour qu’elles développent des projets d’essaimage ou d’implantation. Nous avons enfin convenu que nous devions prier pour que le Seigneur lui-même touche les cœurs et change nos mentalités.

Nous avons terminé l’après-midi en échangeant quelques nouvelles (tristes et joyeuses) des uns et des autres, puis nous avons prié et nous nous sommes séparés, conscients du privilège d’avoir vécu ce temps ensemble, et certains que cette journée aura déjà contribué à notre croissance !

* Union nationale des Églises protestantes réformées évangéliques de France

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