Jeff Kim, directeur national de l’EPC, nous écrit pour présenter son union d’Églises et pour évoquer ce nouveau partenariat officialisé lors du dernier synode, à Berre : « Notre désir le plus profond est de voir nos communautés locales fortifiées, unies et rayonnantes de la vérité de l’Évangile. »
Nos fondements et notre histoire
À la fin des années 1970, les grandes dénominations presbytériennes historiques aux États-Unis traversent de profondes vagues de libéralisme théologique. Plusieurs pasteurs et responsables font face à deux pressions majeures : le scepticisme croissant concernant l’autorité et l’inerrance des Écritures, et une centralisation administrative lourde. En 1980, un groupe de pasteurs se réunit dans le Missouri pour chercher une issue. Ils ne voulaient pas simplement créer une nouvelle scission, mais bâtir une dénomination qui soit clairement réformée, profondément évangélique et résolument non querelleuse. En 1981, l’EPC est officiellement formée lors d’une assemblée réunissant les représentants d’une trentaine d’Églises. L’EPC a choisi une voie caractérisée par une plus grande flexibilité sur les questions dites secondaires, selon la formule classique : « Dans les choses essentielles, l’unité ; dans les choses non essentielles, la liberté ; en toutes choses, l’amour. » Deux décisions matérialisent ce choix : l’EPC a décidé de laisser chaque consistoire régional et chaque Église locale libres de décider d’ordonner ou non des femmes comme pasteurs ou anciennes. D’autre part, l’EPC s’est montrée accueillante envers le mouvement de renouveau charismatique des années 1970-1980. L’EPC a rédigé un document court et accessible, les Essentials of our faith (Les Essentiels de notre foi), pour définir le socle théologique non négociable de la dénomination. Au milieu des années 2000, alors que la principale dénomination presbytérienne américaine (PCUSA) prenait des décisions de plus en plus libérales, des vagues entières d’Églises locales ont rejoint l’EPC, qui représentait le port d’attache idéal : une théologie évangélique et réformée, combinée à un esprit de liberté sur les questions non essentielles. Durant cette période, l’EPC a vu son nombre de membres et d’Églises exploser, pour atteindre plus de 140 000 membres répartis dans des centaines d’Églises.
L’Église peut sembler petite, mais l’Évangile n’est jamais petit
« L’Unepref est une dénomination fidèle. C’est là votre force. Et maintenant, le Seigneur vous invite à entrer dans une saison de renforcement. Les Écritures nous rappellent : « Si l’Éternel ne bâtit la maison, ceux qui la bâtissent travaillent en vain », (Ps 127). Alors, à mesure que vous avancez, faites-le en vous appuyant sur Lui. Vous n’avez pas besoin de tout faire d’un seul coup. Mais si chaque Église prend des mesures fidèles, intentionnelles et guidées par l’Esprit, le Seigneur fera plus que ce que nous pouvons voir aujourd’hui. Tel est l’esprit de notre partenariat. Nous venons en tant que frères et sœurs. Nous venons pour marcher avec vous. Même dans un endroit où l’Église peut sembler petite, l’Évangile n’est jamais petit… Et une Église fidèle, remplie de l’Esprit, peut transformer l’avenir de la France pour la gloire de Dieu », Johnny Long, administrateur de l’EPC.
Jeff Kim, directeur national de l’EPC en France / jkim@teachbeyond.org
Sister church project
Deux Églises et une même mission ! Dans le cadre des relations fraternelles entre l’EPC (Evangelical presbyterian church) et l’Unepref, le Sister church project propose une démarche simple : relier une Église en France et une Église aux États-Unis (prière, découverte, encouragement…). Si votre Église souhaite participer à ce projet, prenez contact avec la coordination Vocation. Vous serez alors accompagnés pour comprendre le projet, être mis en relation avec une Église partenaire et démarrer simplement.









