La communauté de la Muette est une Église naissante au cœur du 16e arrondissement de Paris ; elle s’attache à vivre et partager la paix en Jésus-Christ dans un beau quartier situé entre le bois de Boulogne, le Trocadéro, et Auteuil. Notre communauté est issue d’une vision pour Paris animée dans les années 2010, hors lignes confessionnelles, par Édouard Nelson, alors vice-président du CNEF, qui avait lancé des filets jusq u’en Angleterre pour y susciter des vocations d’implanteurs.
Deux ans après l’installation de Benoît et de sa famille (2018), Édouard était rappelé à Dieu. À son échelle, la communauté de la Muette témoigne donc que Dieu sait veiller sur les siens. Avec le temps, la sensibilité réformée large de Benoît aura conduit le projet à ne pas forcément s’en tenir aux lignes précédemment tracées dans l’univers de l’implantation ; elle a surtout permis qu’émerge, avec le temps et la bienveillance de l’Unepref, une communauté assez unique, qui se retrouve bien autour d’un projet local, chrétien, et généreux. Plusieurs éléments ont conduit à ce que notre Église s’apparente beaucoup, jusque-là au moins, à une aumônerie de quartier au contact des personnes sécularisées qui vivent là : l’insularité du 16e arrondissement ; l’indépendance financière et morale de l’équipe pastorale ; l’absence d’historique à son compte ; sa sensibilité aux vocations séculières ; l’existence à Paris de nombre d’Églises évangéliques trouvant à satisfaire leur public.
Le 16e arrondissement n’avait rien demandé à personne ; et la majorité des gens qui cheminent avec nous avaient d’autres projets que de renouer avec Christ ; mais voilà que, par la grâce de Dieu, après sept années sur place, dont quatre en poste (mission exploratoire commencée en avril 2021 sous la tutelle de l’ERE de Paris), quelques dizaines d’habitants s’étonnent, Bible ouverte, à y découvrir leur vocation de prêtre, roi et prophète. De fait, notre Église naissante est de nature hybride, ce qui est exigeant mais riche. Nous sommes portés autant par des groupes de lecture en semaine (une petite quarantaine de participants cette année) que par nos rencontres cultuelles du dimanche à 17 heures (quasi hebdomadaires depuis septembre 2023, et rassemblant entre 15 et 30 personnes). Avec une culture ecclésiale aussi diffuse que la nôtre, la maturation de personnes jusqu’à l’exercice de responsabilités est un long défi. En 2026, nous continuons de prier, et d’interpeller, en vue de la structuration de notre communauté.
« Nos cœurs vont en particulier vers ces dizaines de milliers d’habitants et voisins du 16e arrondissement qui n’ont pas ou plus de rapport au Christ. Parce que le Dieu de Jésus-Christ nous a aimés le premier, nous voulons prendre l’initiative de rejoindre ceux qui nous entourent là où ils en sont, avec leurs aspirations et leurs frustrations, leurs joies et leurs peines ; nous voulons aimer sans condition et sans concession. Pareille vocation ne manque pas de questionner ce que nous sommes : conscients de la profonde crise traversée par le christianisme en ce début de xxie siècle, et poussés à puiser au-delà d’une seule tradition chrétienne, protestante, réformée évangélique, nous voulons alors nous-mêmes nous laisser toucher par la grâce de Dieu à nouveau. »








